Mauritanie

            

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La Mauritanie compte une population de 3,7 millions d’habitants en 2005 avec un taux de croissance démographique relativement élevé de l’ordre de 3% l'an. Environ 63% de cette population vit en milieu urbain. Le pays s’étend sur 1 027 000 km2 pour une densité de 34 habitants au km2. L’espérance de vie y est de 63 ans et le revenu annuel par tête estimé à 560 USD en 2006.

L'économie mauritanienne est traditionnellement basée sur le commerce et l'agriculture, avec une prédominance de l'élevage, auxquels se sont ajoutés avec le temps les secteurs des minies et de la pêche. Les secteurs les plus importants en matière de contribution au PIB sont les services (50%) et l'agriculture (environ 18%). Néanmoins, ce sont les secteurs de la pêche et des minies qui, ensemble, couvrent la quasi-totalité des exportations mauritaniennes malgré leur contribution relativement modeste au PIB. Le secteur manufacturier reste peu développé.

Le Gouvernement mauritanien a procédé à l’élargissement de ses eaux territoriales dont les limites initiales passent respectivement de 6 miles à 12 puis 30 miles en 1970 et en 1972. Depuis 1978, la Zone économique exclusive (ZEE) mauritanienne est élargie à 200 miles. La Mauritanie bénéficie de 754 km de côtes et son plateau continental s’étale sur 34 000 km2.

La ZEE mauritanienne est réputée être l’une des plus riches au monde de par son importante zone de production halieutique due à des facteurs climatiques et géomorphologiques offrant des conditions très favorables. Cette ZEE constitue une zone de transit entre deux grands systèmes océaniques, le courant des Canaries poussant les eaux froides et le courant de Guinée transportant des eaux chaudes. Elle est sous l’influence des alizés induits par l’anticyclone des Açores qui génèrent des phénomènes de remontée (upwelling) d’eaux froides riches en sels nutritifs. Ces derniers développent au contact avec les rayons du soleil à la surface, une productivité primaire.

La pêche constitue un secteur majeur de l’économie mauritanienne par son apport en devises avec plus de 50% des recettes d’exportation. Le secteur contribue pour plus de 20% au budget de l’Etat sur la période de 1993 à 2000. Ces recettes budgétaires sont en très grande partie (80%) tirées des redevances de la pêche. Le pays dépend fortement de ses ressources halieutiques pour équilibrer sa balance commerciale. Cependant, il faut noter que les produits de la pêche sont vendus à l’état brut (88% des volumes). Ce faible degré d’intégration (voir le Plan stratégique de lutte contre la pauvreté Vol. I - Bilan de la mise en oeuvre 2006-2010 et Vol. II - Plan d'actions 2011-2015 ainsi que l'Analyse des politiques publiques dans le secteur de la pêche en 2010) de l’industrie d’exportation à l’économie nationale ne concoure pas à une forte création de valeur ajoutée nationale et d’emplois.

Contrairement à sa place stratégique dans la balance commerciale du pays, le secteur est toujours très peu intégré à l’économie nationale. La part réelle de sa contribution au PIB en valeur constante est en baisse continue, elle est passée de l’ordre de 4,2% en 1995 à 2,8% en 1999. La contribution de la pêche industrielle dans le total de la valeur ajoutée du secteur est passée de 82,4% en 1996 à 75,8% en 1999.

La consommation annuelle en poissons par tête d’habitant est estimée en 2002 par l’Institut mauritanien des Recherches océanographiques et des Pêches (IMROP) à 7,8 kg en milieu urbain contre 4,3 kg à l’échelle nationale. Les mœurs alimentaires tournées vers la viande ont pendant longtemps bloqué la consommation de poisson en Mauritanie.

Le secteur des pêches emploie plus de 30 000 personnes. Le sous-secteur de la pêche artisanale est de loin la première source de création d’emplois directs. Entre 1994 et 2001, le nombre de pêcheurs artisans est passé de 3800 à 12 100 pour une croissance moyenne annuelle de 8%. L’emploi direct de la pêche industrielle a été évalué en 2001 à 3600. La ville de Nouadhibou fournit en 2001 plus de 54% du total des emplois créés par le secteur contre 28% à Nouakchott. La main d’œuvre étrangère employée dans la pêche est de l’ordre de 14%. (source CSRP)

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