Sénégal

            

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La population sénégalaise est estimée en 2005 à 11,66 millions d’habitants avec un taux de croissance démographique relativement élevé de l’ordre de 3% l'an et une espérance de vie de 56 ans. Environ 50% de la population vit en milieu urbain. Le pays s’étend sur 196 700 km2 pour une densité de 59 habitants au kilomètre carré.

En 1976 déjà, le Sénégal, à la suite de nombreux Etats riverains, prend la décision unilatérale d’étendre sa juridiction sur les eaux jusqu’à 200 milles de ses côtes. Avec la ratification de la Convention sur le Droit de la Mer par la loi n° 84-67 du 16 août 1984, le Sénégal va étendre effectivement sa ZEE à 200 milles.

Le Sénégal bénéficie de 718 km de côtes et son plateau continental s’étale sur 23 800 km2.

L’économie sénégalaise a, pendant longtemps, reposé sur l’arachide et les phosphates. Avec les années successives de sécheresse et la détérioration des termes de l’échange suite au choc pétrolier, la pêche est devenue un secteur économique prédominant fortement intégré à l’économie nationale.

Avec le déclin de l’agriculture et de l’élevage, pourvoyeurs traditionnels de protéines animales et végétales, la pêche constitue un pilier de la politique de l’État en matière de sécurité alimentaire en couvrant près de 75% des besoins en protéines d’origine animale des populations sénégalaises (voir la Situation économique et sociale du Sénégal 2007 et 2009 ; ainsi que la stratégie nationale des développement économique et sociale 2013-2017 et le Document de politique économique et social DPES 2013-2015). Face à la cherté de la viande, le poisson est en train de devenir le seul aliment de base des populations locales à faibles revenus.

La pêche génère aujourd’hui près de 63 000 emplois directs (pêcheurs) aux nationaux dont 94% sont fournis par la pêche artisanale. La pêche crée aussi de nombreux emplois connexes et occupe près de 15% de la population active sénégalaise soit environ 600 000 personnes contribuant ainsi largement à la résorption du chômage (voir la monographie sur la pêche et la foresterie et la stratégie de croissance accélérée - grappe pêche et acquaculture de 2007).

Par ailleurs, les autorités accordent un intérêt particulier au secteur de la pêche en vue de restaurer l’équilibre de la balance commerciale chroniquement déficitaire (voir la loi 95-34 du 21 décembre 1994 instituant le statut d'entreprise franche d'exportation). Depuis 1986, le secteur occupe le premier poste des exportations devant les produits arachidiers et les phosphates combinés et assure près du tiers de la valeur des ventes à l’étranger. En 2006, les exportations sénégalaises se chiffrent à plus de 153 milliards de FCFA pour un volume de 74 tonnes.

Pour un chiffre d’affaires global d’environ 278 milliards de FCFA, la pêche génère une valeur ajoutée estimée à 80 milliards de FCFA, dont 60% sur le segment de la capture et 40% sur le segment de la transformation, soit au total 11% du PIB primaire et 2,3% du PIB total.

La zone maritime sénégalaise se caractérise par une grande diversité biologique. Les ressources exploitées comprennent quatre groupes dont les caractéristiques bioécologiques et l’importance socio-économiques sont différentes.

La pêche constitue le premier secteur de l’économie nationale pourvoyeur de devises étrangères (environ 200 milliards de FCFA de recettes générées par an, soit 30% des recettes totales d’exportation), d’emplois (environ 600 000 personnes, soit 15% de la population totale active) et de protéines animales (satisfaction de 75% des besoins de la population nationale). Ces performances économiques et sociales sont dues en grande partie à la dynamique du sous-secteur de la pêche artisanale qui est à l’origine de plus de 80% de la production nationale (350 000 tonnes).

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